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	<title>Service pour les professionnels de l'information---- </title>
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	<description>Le service pour les professionnels de l'information (SPI) est dirig&#233; par le p&#232;re Laurent Stalla-Bourdillon. Ce service est destin&#233; &#224; tous les acteurs du monde des m&#233;dias : journalistes, radios, presses, t&#233;l&#233;visions, r&#233;seaux sociaux et &#233;coles de journalisme, enseignants et chercheurs. Aucune affiliation religieuse n'est requise pour prendre part &#224; ses activit&#233;s.</description>
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		<title>Service pour les professionnels de l'information</title>
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		<title>Guerre en Iran : &#171; Le mot &#8220;frappes&#8221; est un &#233;cran qui masque la r&#233;alit&#233; des visages des civils bless&#233;s, des morts &#187;</title>
		<link>https://www.serviceproinfo.fr/tribune/article/guerre-en-iran-le-mot-frappes-est-un-ecran-qui-masque-la-realite-des-visages</link>
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		 <dc:creator>P&#232;re Laurent Stalla-Bourdillon</dc:creator>
		


		<dc:subject>num&#233;rique et communication digitale</dc:subject>
		<dc:subject>r&#233;flexions critiques sur les syst&#232;mes d'information</dc:subject>

		<description>
&lt;p&gt;Depuis le d&#233;but de la guerre au Moyen-Orient, les cha&#238;nes d'information en continu utilisent &#224; profusion le mot &#171; frappes &#187;, un terme technique et froid, rel&#232;ve Laurent Stalla-Bourdillon. Selon lui, le d&#233;fi des m&#233;dias devrait &#234;tre de rendre compte de l'atrocit&#233; de la guerre sans la transformer en spectacle. &lt;br class='autobr' /&gt; Sur les bandeaux des cha&#238;nes d'information en continu, les m&#234;mes formules tournent en boucle comme un refrain hypnotique : &#171; frappes en Iran &#187;, &#171; Isra&#235;l a frapp&#233; &#187;, &#171; l'Iran a frapp&#233; (&#8230;)&lt;/p&gt;


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&lt;a href="https://www.serviceproinfo.fr/tribune/" rel="directory"&gt;Tribune&lt;/a&gt;

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&lt;a href="https://www.serviceproinfo.fr/mot/numerique-et-communication-digitale" rel="tag"&gt;num&#233;rique et communication digitale&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="https://www.serviceproinfo.fr/mot/reflexions-critiques-sur-les-systemes-d-information" rel="tag"&gt;r&#233;flexions critiques sur les syst&#232;mes d'information&lt;/a&gt;

		</description>


 <content:encoded>&lt;div class='rss_chapo'&gt;&lt;p&gt;Depuis le d&#233;but de la guerre au Moyen-Orient, les cha&#238;nes d'information en continu utilisent &#224; profusion le mot &#171; frappes &#187;, un terme technique et froid, rel&#232;ve Laurent Stalla-Bourdillon. Selon lui, le d&#233;fi des m&#233;dias devrait &#234;tre de rendre compte de l'atrocit&#233; de la guerre sans la transformer en spectacle.&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;Sur les bandeaux des cha&#238;nes d'information en continu, les m&#234;mes formules tournent en boucle comme un refrain hypnotique : &#171; frappes en Iran &#187;, &#171; Isra&#235;l a frapp&#233; &#187;, &#171; l'Iran a frapp&#233; &#187;, &#171; nouvelles frappes de repr&#233;sailles &#187;, &#171; frappes cibl&#233;es &#187;, &#171; frappes massives &#187;, jusqu'au presque absurde &#171; des frappes ont frapp&#233;&#8230; &#187;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Pendant ce temps, on ne dit plus que des quartiers ont &#233;t&#233; ravag&#233;s, que des habitations se sont effondr&#233;es, que des enfants ont &#233;t&#233; ensevelis, que des familles ont &#233;t&#233; d&#233;cim&#233;es. On se contente d'additionner des missiles, des &#171; cibles &#187;, des zones touch&#233;es.&lt;/p&gt;
&lt;h2 class=&#034;spip&#034;&gt;Ce qui est frapp&#233;, c'est notre capacit&#233; d'empathie&lt;/h2&gt;
&lt;p&gt;Le d&#233;fi des m&#233;dias, en temps de guerre, devrait &#234;tre de rendre compte de son atrocit&#233; sans la transformer en spectacle. Que devient ce devoir lorsqu'une cha&#238;ne d'information est avant tout une machine &#224; audience ? Comment dire la guerre dans les m&#233;dias ?&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&#171; Frappe &#187; est un mot qui se veut descriptif, factuel et presque hygi&#233;nique. Le mot devient un &#233;cran qui masque la r&#233;alit&#233; des visages des civils bless&#233;s, des morts, des proches qui cherchent le corps d'un parent dans les d&#233;combres. La guerre est le th&#233;&#226;tre de la mort, mais dire la mort est devenu obsc&#232;ne et impossible aux m&#233;dias, qui la montrent &#224; distance. Le besoin de spectaculaire impose l'oubli du r&#233;el.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Ce qui est frapp&#233;, alors, c'est notre capacit&#233; d'empathie. &#192; force de &#171; frappes &#187; r&#233;p&#233;t&#233;es, on ne sait plus tr&#232;s bien qui tombe. Les morts s'effacent derri&#232;re le mot, comme si &#171; frapper &#187; suffisait &#224; tout dire et plus le mot revient, plus il se d&#233;couple de la r&#233;alit&#233; qu'il d&#233;signe.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;La parole ne s'oriente plus vers la justice ou la paix. &#171; Frappe &#187; joue alors le r&#244;le d'un slogan informationnel : un mot&#8209;signal qui attire l'attention, ouvre les journaux, capte l'audience en promettant du spectaculaire, des &#171; images fortes &#187; d'immeubles pulv&#233;ris&#233;s.&lt;/p&gt;
&lt;h2 class=&#034;spip&#034;&gt;Une question &#233;thique et spirituelle&lt;/h2&gt;
&lt;p&gt;Il ne s'agit pas de bannir ce terme &#8211; il d&#233;crit une r&#233;alit&#233; militaire &#8211; ni de refuser d'informer sur la violence des bombardements. Il s'agit de voir ce que son usage r&#233;v&#232;le de notre regard : nous courons le risque de nous installer dans le commentaire technique, plut&#244;t que dans la douleur inconfortable des blessures inflig&#233;es. Le langage n'est jamais neutre. C'est &#224; une conversion du regard que ce mot nous appelle.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Peut&#8209;&#234;tre faudrait&#8209;il, chaque fois que l'on prononce &#171; frappe &#187;, se forcer &#224; poser, au moins int&#233;rieurement, trois questions simples : qui est frapp&#233;, concr&#232;tement ? Quel visage manque d&#233;sormais autour d'une table familiale ? Quelle ville, quel h&#244;pital, quelle &#233;cole sont devenus un tas de gravats ?&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;La question n'est pas seulement journalistique. Elle est &#233;thique et spirituelle. Quel usage faisons&#8209;nous de notre parole quand nous la mettons au service de la fascination plut&#244;t qu'au service de la compassion ? Le mot de la semaine, &#171; frappe &#187;, est un r&#233;v&#233;lateur : il fascine mais ne fait pas pleurer et ne nous met pas &#224; genoux.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;La vraie question est de savoir quand, collectivement, nous accepterons de regarder le drame de la guerre en v&#233;rit&#233;, de nommer les victimes avant les missiles, et de d&#233;noncer les frappes pour ce qu'elles sont : des blessures inflig&#233;es &#224; la fragile beaut&#233; de l'humanit&#233;.&lt;/p&gt;
&lt;h2 class=&#034;spip&#034;&gt;La pri&#232;re du pape L&#233;on XIV&lt;/h2&gt;
&lt;p&gt;Concluons avec ces extraits de la pri&#232;re du pape L&#233;on XIV :&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&#171; &lt;i&gt;Seigneur de la Vie, toi qui as fa&#231;onn&#233; chaque &#234;tre humain &#224; ton image et ressemblance, nous croyons que tu nous as cr&#233;&#233;s pour la communion, non pour la guerre, pour la fraternit&#233;, non pour la destruction.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;D&#233;sarme nos c&#339;urs de la haine, du ressentiment et de l'indiff&#233;rence, afin que nous devenions des instruments de r&#233;conciliation.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Que chaque parole bienveillante, chaque geste de r&#233;conciliation et chaque choix de dialogue soient les semences d'un monde nouveau. Amen.&lt;/i&gt; &#187;&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		
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	</item>



 <item xml:lang="fr">
		<title>Le droit de mourir ? Non, le droit de ne plus jamais avoir aucun droit</title>
		<link>https://www.serviceproinfo.fr/tribune/article/le-droit-de-mourir-non-le-droit-de-ne-plus-jamais-avoir-aucun-droit</link>
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		<dc:date>2025-05-20T06:10:48Z</dc:date>
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		<dc:language>fr</dc:language>
		 <dc:creator>P&#232;re Laurent Stalla-Bourdillon</dc:creator>
		


		<dc:subject>m&#233;dia sant&#233; et vie int&#233;rieure</dc:subject>
		<dc:subject>&#233;thique, v&#233;rit&#233;, manipulation</dc:subject>

		<description>
&lt;p&gt;Alors que l'Assembl&#233;e nationale a approuv&#233; la cr&#233;ation d'un &#034;droit &#224; l'aide &#224; mourir&#034; en adoptant l'article 2 de la proposition de loi d'Olivier Falorni, le p&#232;re Laurent Stalla-Bourdillon, directeur du Service pour les professionnels de l'information, d&#233;nonce une imposture conceptuelle. Faire de la mort un &#034;nouveau droit&#034;, c'est d&#233;truire le fondement du droit, affirme-t-il. &lt;br class='autobr' /&gt; Il est proprement d&#233;concertant, pour ne pas dire accablant, d'entendre certains d&#233;put&#233;s d&#233;fendre avec assurance la (&#8230;)&lt;/p&gt;


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&lt;a href="https://www.serviceproinfo.fr/tribune/" rel="directory"&gt;Tribune&lt;/a&gt;

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&lt;a href="https://www.serviceproinfo.fr/mot/media-sante-et-vie-interieure" rel="tag"&gt;m&#233;dia sant&#233; et vie int&#233;rieure&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="https://www.serviceproinfo.fr/mot/ethique-verite-manipulation" rel="tag"&gt;&#233;thique, v&#233;rit&#233;, manipulation&lt;/a&gt;

		</description>


 <content:encoded>&lt;img src='https://www.serviceproinfo.fr/local/cache-vignettes/L150xH84/sans-titre---4-7a630.jpg?1776832745' class='spip_logo spip_logo_right' width='150' height='84' alt=&#034;&#034; /&gt;
		&lt;div class='rss_chapo'&gt;&lt;p&gt;Alors que l'Assembl&#233;e nationale a approuv&#233; la cr&#233;ation d'un &#034;droit &#224; l'aide &#224; mourir&#034; en adoptant l'article 2 de la proposition de loi d'Olivier Falorni, le p&#232;re Laurent Stalla-Bourdillon, directeur du Service pour les professionnels de l'information, d&#233;nonce une imposture conceptuelle. Faire de la mort un &#034;nouveau droit&#034;, c'est d&#233;truire le fondement du droit, affirme-t-il.&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;Il est proprement d&#233;concertant, pour ne pas dire accablant, d'entendre certains d&#233;put&#233;s d&#233;fendre avec assurance la l&#233;galisation de l'euthanasie et du suicide assist&#233;, comme s'il s'agissait l&#224; d'un nouveau progr&#232;s social, d'un droit moderne enfin accord&#233; aux personnes en fin de vie. La rh&#233;torique bien huil&#233;e du &#171; nouveau droit &#187; est r&#233;p&#233;t&#233;e comme un mantra : droit individuel, droit de choisir sa fin, droit &#224; une mort &#171; digne &#187;&#8230; Et pour faire bonne mesure, on ajoute que ce nouveau droit n'enl&#232;verait rien &#224; personne. Il serait neutre, paisible, presque bienveillant. Bref, la mort sans dommages collat&#233;raux. Mais c'est l&#224; que le grotesque le dispute au cynisme.&lt;br class='autobr' /&gt;
Car enfin, quel est ce &#171; droit &#187; qui, pour s'exercer, exige l'an&#233;antissement de celui qui en b&#233;n&#233;ficie ? C'est une r&#232;gle &#233;l&#233;mentaire du droit que toute libert&#233; nouvelle vient s'ajouter &#224; l'ensemble des droits existants, dans une logique d'&#233;largissement de l'autonomie, de la responsabilit&#233;, de la participation &#224; la vie commune. Or ici, ce &#171; droit &#187; ne s'ajoute &#224; rien : il d&#233;truit tout. Absolument tout.&lt;br class='autobr' /&gt;
Ce pr&#233;tendu droit &#224; mourir, une fois exerc&#233;, an&#233;antit le sujet m&#234;me de tous les droits. C'est une imposture conceptuelle, un contresens logique, une absurdit&#233; juridique. Imagine-t-on un instant un d&#233;put&#233; oser d&#233;fendre un &#171; droit &#224; l'esclavage &#187; librement consenti, ou un &#171; droit &#224; dispara&#238;tre civilement &#187; ? Non, parce que de tels actes suppriment le sujet de droit lui-m&#234;me, et rendent caduque toute possibilit&#233; d'exercice des droits. La mort, rappelons-le, est l'imm&#233;diate parution devant l'amour de son Cr&#233;ateur. La mort n'est pas un &#233;tat de la libert&#233;, c'est l'abolition d&#233;finitive de toute libert&#233;. Et pourtant, c'est exactement ce que certains s'acharnent &#224; faire passer pour un progr&#232;s.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Ils veulent faire croire qu'il s'agit d'un combat soci&#233;tal, &#224; l'image de ceux men&#233;s autrefois pour &#233;largir l'acc&#232;s &#224; certains droits (PMA, mariage, etc.). Mais ici, la logique n'est plus cumulative, elle est dissolutive. Ce que l'on propose au nom du droit, c'est le renoncement pur et simple au seul socle commun de tous les droits : l'existence. Ce n'est plus du droit, c'est la n&#233;gation radicale de la condition de sujet.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;C'est pourquoi il faut le dire avec force : ce &#8220;droit&#8221; est la caricature tragique du droit, un droit qui n'&#233;mancipe pas, mais qui supprime le titulaire de toute &#233;mancipation possible. Un droit qui ne prot&#232;ge pas la vie, mais qui institutionnalise la rupture du lien humain, social, politique, spirituel. Cette loi serait la plus spectaculaire des r&#233;gressions d&#233;mocratiques, car elle consacre une vision de l'homme qui ne vaut que tant qu'il est utile, autonome, performant, et qui, d&#232;s qu'il faiblit, peut &#234;tre &#8220;librement&#8221; effac&#233;.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Il fallait, je crois, le souligner sans d&#233;tour : les discours que l'on entendra encore dans les jours &#224; venir contreviennent non seulement au sens commun, mais &#224; la r&#233;alit&#233; la plus fondamentale : la vie humaine, aussi diminu&#233;e soit-elle, reste le fondement de tous les droits.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Donner &#224; la mort un statut juridique de libert&#233; personnelle, c'est renverser la civilisation au profit du n&#233;ant, c'est &#233;riger la sortie de l'humanit&#233; en option politique. Et cela, franchement, est la derni&#232;re des choses &#224; faire.&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		
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	</item>



 <item xml:lang="fr">
		<title>Intelligence artificielle : &#171; La mission de l'&#201;glise est d'aider l'humanit&#233; &#224; contr&#244;ler ces outils &#187;</title>
		<link>https://www.serviceproinfo.fr/tribune/article/intelligence-artificielle-la-mission-de-l-eglise-est-d-aider-l-humanite-a</link>
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		 <dc:creator>P&#232;re Laurent Stalla-Bourdillon</dc:creator>
		


		<dc:subject>num&#233;rique et communication digitale</dc:subject>
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		<description>
&lt;p&gt;Apr&#232;s la publication par &#171; La Croix &#187; d'une tribune critiquant l'id&#233;e que l'Eglise puisse utiliser l'IA, Laurent Stalla-Bourdillon rappelle que l'&#201;glise, jusqu'au Vatican, &#171; entend bien s'approprier ce m&#233;dia pour la mission de l'&#201;glise &#187;, mais en adoptant un r&#233;el esprit critique, et en valorisant la parole humaine. &lt;br class='autobr' /&gt; Le d&#233;veloppement des technologies d'intelligence artificielle g&#233;n&#233;rative en particulier les agents conversationnels (chatbots) avec leurs voix telles des machines, est parfois (&#8230;)&lt;/p&gt;


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&lt;a href="https://www.serviceproinfo.fr/tribune/" rel="directory"&gt;Tribune&lt;/a&gt;

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&lt;a href="https://www.serviceproinfo.fr/mot/numerique-et-communication-digitale" rel="tag"&gt;num&#233;rique et communication digitale&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="https://www.serviceproinfo.fr/mot/son" rel="tag"&gt;son&lt;/a&gt;

		</description>


 <content:encoded>&lt;img src='https://www.serviceproinfo.fr/local/cache-vignettes/L150xH84/arton208-2-7ba79.jpg?1776832745' class='spip_logo spip_logo_right' width='150' height='84' alt=&#034;&#034; /&gt;
		&lt;div class='rss_chapo'&gt;&lt;p&gt;Apr&#232;s la publication par &#171; La Croix &#187; d'une tribune critiquant l'id&#233;e que l'Eglise puisse utiliser l'IA, Laurent Stalla-Bourdillon rappelle que l'&#201;glise, jusqu'au Vatican, &#171; entend bien s'approprier ce m&#233;dia pour la mission de l'&#201;glise &#187;, mais en adoptant un r&#233;el esprit critique, et en valorisant la parole humaine.&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;Le d&#233;veloppement des technologies d'intelligence artificielle g&#233;n&#233;rative en particulier les agents conversationnels (chatbots) avec leurs voix telles des machines, est parfois jug&#233; comme une &#171; profanation de la parole &#187;. Si l'&#201;glise catholique devait d&#233;velopper des outils pour des usages sp&#233;cifiquement d&#233;di&#233;s &#224; la d&#233;couverte d'&#339;uvres ou d'auteurs spirituels, voire &#224; rendre compte de la foi chr&#233;tienne, participerait-elle &#224; cet outrage fait &#224; la parole, dont elle doit d&#233;fendre la port&#233;e spirituelle ?&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;L'&#201;glise s'int&#233;resse &#224; l'intelligence artificielle g&#233;n&#233;rative &#224; deux titres : pour les questions &#233;thiques et anthropologiques que poserait un usage incontr&#244;l&#233; des IA dans la soci&#233;t&#233; et pour elle-m&#234;me, &#224; travers des exp&#233;rimentations, en conformit&#233; avec la pens&#233;e sociale de l'&#201;glise. Elle rappelle le caract&#232;re ambivalent de toute technologie dont les usages sans sagesse peuvent se retourner contre l'humanit&#233;.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Anne Allombert expose clairement le tournant de notre &#233;poque : &#171; Nous sommes confront&#233;s &#224; l'av&#232;nement d'une nouvelle r&#233;volution industrielle, qui proc&#232;de de l'automatisation du travail intellectuel ou des activit&#233;s mentales ou psychiques. C'est un nouveau type de syst&#232;me d'&#233;criture industriel et automatique gr&#226;ce aux calculs statistiques effectu&#233;s sur des quantit&#233;s massives de donn&#233;es num&#233;ris&#233;es &#187;&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt; [&lt;a href=&#034;#nb1&#034; class=&#034;spip_note&#034; rel=&#034;appendix&#034; title=&#034;Anne Alombert, La Vie des id&#233;es, 11 f&#233;vrier 2025&#034; id=&#034;nh1&#034;&gt;1&lt;/a&gt;]&lt;/span&gt;.&lt;/p&gt;
&lt;h2 class=&#034;spip&#034;&gt;La valeur de la parole incarn&#233;e&lt;/h2&gt;
&lt;p&gt;La question dans ce contexte in&#233;dit n'est pas de savoir si des technologies profanent la parole mais de quelle mani&#232;re nos existences vont, par effet de contraste avec les paroles de machines (sans corps), montrer la valeur unique de la parole humaine, parole incarn&#233;e, et la valeur du corps lui-m&#234;me qui est une &#171; parole vivante &#187;. &#192; l'&#233;vidence, il n'y a pas et il n'y aura jamais de commune mesure entre la personne humaine et la machine. L'&#234;tre humain ne peut &#234;tre r&#233;pliqu&#233; car la nature humaine, dou&#233;e d'esprit, comporte une dimension invisible. C'est pourquoi la force du t&#233;moignage et de l'amour est irrempla&#231;able dans la mission de l'&#201;glise.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;L'idol&#226;trie, dit Martin Buber, consiste &#224; &#171; tourner respectueusement son visage vers un visage qui n'est pas un visage &#187;&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt; [&lt;a href=&#034;#nb2&#034; class=&#034;spip_note&#034; rel=&#034;appendix&#034; title=&#034;Martin Buber, Die Erz&#228;hlungen der Chassidim, Z&#252;rich 1949, p. 793.&#034; id=&#034;nh2&#034;&gt;2&lt;/a&gt;]&lt;/span&gt;. Mais voil&#224; que m&#234;me le visage sert &#224; l'identification biom&#233;trique et la voix &#224; la reconnaissance vocale. Depuis quelques ann&#233;es d&#233;j&#224;, il est d&#233;sormais possible de distinguer l'usage de la parole comme &#171; outil de commande &#187; et de la parole comme &#171; don de soi &#187;. &#201;tonnamment le recours &#224; la parole pour renseigner un r&#233;pondeur automatique est devenu une pratique courante sans rencontrer d'opposition.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Mais bien des questions se posent &#224; l'instant o&#249; une conversation s'engage avec une machine. Il faut alors inviter &#224; la plus grande vigilance : si vous parlez &#224; une machine, n'y mettez pas votre c&#339;ur. Loin de voir des profanations dans les outils num&#233;riques, il convient plut&#244;t de regarder la mani&#232;re dont les personnes retrouvent la conscience de ce qui fait la sp&#233;cificit&#233; de leur humanit&#233;.&lt;/p&gt;
&lt;h2 class=&#034;spip&#034;&gt;La responsabilit&#233; des cr&#233;ateurs&lt;/h2&gt;
&lt;p&gt;S'il est sage d'apprendre aux enfants &#224; ne pas parler &#224; des inconnus, pourquoi faudrait-il les laisser parler &#224; des algorithmes qui, bien que d&#233;pourvus de personnalit&#233;, ne sont pas priv&#233;s d'intention ? La captation d'informations dont nos &#233;motions est aussi l'un des objectifs de ces agents. Il serait na&#239;f de croire qu'un agent conversationnel n'est qu'un interlocuteur num&#233;rique neutre. Si l'IA est un ensemble complexe de m&#233;thodes statistiques, de jeux de donn&#233;es, de puissance de calcul, elle rel&#232;ve aussi d'id&#233;ologies et r&#233;pond &#224; des enjeux g&#233;opolitiques. L'IA en soit est math&#233;matique, technique. L'outil n'a pas d'intention propre.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;En revanche, les cr&#233;ateurs de mod&#232;les avec le choix des donn&#233;es, la fa&#231;on d'entra&#238;ner les mod&#232;les ont eux une intention. D'o&#249; l'importance de conna&#238;tre les concepteurs. L'IA est essentiellement technologique mais porte bien une intention &#233;conomique et culturelle. Il s'agit clairement d'une arme de soft power entre les mains de ceux qui contr&#244;lent les donn&#233;es et les algorithmes. Un agent conversationnel &#233;nonce des propos que nous pouvons comprendre et assimiler. Selon notre propre distance critique, cela aura sur nous une influence certaine sur nos repr&#233;sentations.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;C'est l'un des enjeux du document Antiqua et novasur l'intelligence humaine et l'intelligence artificielle, publi&#233; par le Saint-Si&#232;ge, quelques jours avant le d&#233;but du sommet sur l'IA de Paris. &#171; L'IA g&#233;n&#233;rative doit &#234;tre comprise pour ce qu'elle est : un outil, pas une personne. Cette distinction est souvent obscurcie par le langage utilis&#233; par les praticiens, qui tend &#224; anthropomorphiser l'IA et brouille ainsi la ligne entre humain et machine &#187;&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt; [&lt;a href=&#034;#nb3&#034; class=&#034;spip_note&#034; rel=&#034;appendix&#034; title=&#034;Antiqua et nova n&#176; 59&#034; id=&#034;nh3&#034;&gt;3&lt;/a&gt;]&lt;/span&gt;. Et &#171; si l'IA est utilis&#233;e pour aider les gens &#224; favoriser des rencontres authentiques entre les personnes, elle peut contribuer positivement &#224; la r&#233;alisation compl&#232;te de la personne &#187;&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt; [&lt;a href=&#034;#nb4&#034; class=&#034;spip_note&#034; rel=&#034;appendix&#034; title=&#034;Antiqua et nova n&#176; 63&#034; id=&#034;nh4&#034;&gt;4&lt;/a&gt;]&lt;/span&gt;.&lt;/p&gt;
&lt;h2 class=&#034;spip&#034;&gt;Aider l'humanit&#233;&lt;/h2&gt;
&lt;p&gt;Les IA g&#233;n&#233;ratives r&#233;volutionnent l'acc&#232;s &#224; la connaissance, &#224; l'appropriation des connaissances et &#224; la diffusion des connaissances. Elles sont aussi un potentiel de manipulation. Avec l'IA g&#233;n&#233;rative appara&#238;t ind&#233;niablement ce qui ressemble &#224; un &#171; magist&#232;re des technologies &#187; ou encore une nouvelle autorit&#233; &#233;pist&#233;mique. Beaucoup, dans la diversit&#233; des &#233;glises particuli&#232;res &#224; travers le monde, l'ont compris. Des baptis&#233;s de confession catholique, protestante et orthodoxe, engag&#233;s dans la mission s'int&#233;ressent &#224; ces outils et d&#233;veloppent ou adaptent des IA g&#233;n&#233;ratives.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;De beaux enjeux d'&#339;cum&#233;nisme et de francophonie sont apparus. Si Antiqua et nova interroge les risques de l'IA, c'est que le Saint-Si&#232;ge entend bien s'approprier ce m&#233;dia pour la mission de l'&#201;glise et aider l'humanit&#233; &#224; conserver le contr&#244;le de ces outils. Elle sait avertir que tous les usages ne sont pas respectueux de la personne humaine et du bien commun, et ne renonce pas &#224; annoncer que la parole de v&#233;rit&#233; est une personne. Aux syst&#232;mes num&#233;riques impersonnels, les baptis&#233;s entendent pouvoir r&#233;pondre par la cr&#233;ation d'espaces de socialisation, d'empathie, d'amiti&#233; et de solidarit&#233;. L'&#201;glise dans le monde prend pleinement sa part pour &#233;veiller sur les d&#233;rives possibles et rappeler que seul le face-&#224;-face humain humanise vraiment.&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;hr /&gt;
		&lt;div class='rss_notes'&gt;&lt;div id=&#034;nb1&#034;&gt;
&lt;p&gt;&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt;[&lt;a href=&#034;#nh1&#034; class=&#034;spip_note&#034; title=&#034;Notes 1&#034; rev=&#034;appendix&#034;&gt;1&lt;/a&gt;] &lt;/span&gt;Anne Alombert, La Vie des id&#233;es, 11 f&#233;vrier 2025 &lt;a href=&#034;https://laviedesidees.fr/L-intelligence-artificielle-peut-elle-etre-collective&#034; class=&#034;spip_url spip_out auto&#034; rel=&#034;nofollow external&#034;&gt;https://laviedesidees.fr/L-intelligence-artificielle-peut-elle-etre-collective&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;
&lt;/div&gt;&lt;div id=&#034;nb2&#034;&gt;
&lt;p&gt;&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt;[&lt;a href=&#034;#nh2&#034; class=&#034;spip_note&#034; title=&#034;Notes 2&#034; rev=&#034;appendix&#034;&gt;2&lt;/a&gt;] &lt;/span&gt;Martin Buber, Die Erz&#228;hlungen der Chassidim, Z&#252;rich 1949, p. 793.&lt;/p&gt;
&lt;/div&gt;&lt;div id=&#034;nb3&#034;&gt;
&lt;p&gt;&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt;[&lt;a href=&#034;#nh3&#034; class=&#034;spip_note&#034; title=&#034;Notes 3&#034; rev=&#034;appendix&#034;&gt;3&lt;/a&gt;] &lt;/span&gt;Antiqua et nova n&#176; 59&lt;/p&gt;
&lt;/div&gt;&lt;div id=&#034;nb4&#034;&gt;
&lt;p&gt;&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt;[&lt;a href=&#034;#nh4&#034; class=&#034;spip_note&#034; title=&#034;Notes 4&#034; rev=&#034;appendix&#034;&gt;4&lt;/a&gt;] &lt;/span&gt;Antiqua et nova n&#176; 63&lt;/p&gt;
&lt;/div&gt;&lt;/div&gt;
		
		</content:encoded>


		

	</item>



 <item xml:lang="fr">
		<title>&#171; 2024, l'ann&#233;e du sursaut spirituel ? &#187;</title>
		<link>https://www.serviceproinfo.fr/tribune/article/2024-l-annee-du-sursaut-spirituel</link>
		<guid isPermaLink="true">https://www.serviceproinfo.fr/tribune/article/2024-l-annee-du-sursaut-spirituel</guid>
		<dc:date>2024-01-08T19:19:15Z</dc:date>
		<dc:format>text/html</dc:format>
		<dc:language>fr</dc:language>
		 <dc:creator>P&#232;re Laurent Stalla-Bourdillon</dc:creator>
		


		<dc:subject>num&#233;rique et communication digitale</dc:subject>
		<dc:subject>formation aux religions</dc:subject>
		<dc:subject>son</dc:subject>

		<description>
&lt;p&gt;Le th&#233;ologien Laurent Stalla-Bourdillon regrette que les religions soient devenues davantage des marqueurs identitaires que de v&#233;ritables ressources spirituelles. Il d&#233;fend pourtant l'importance de la r&#233;flexion sur la religion et la foi dans un monde en souffrance. &lt;br class='autobr' /&gt; Redout&#233;es par les uns, choy&#233;es par les autres, prises dans les turbulences du monde, les religions seront-elles en 2024 un agent d'unit&#233; ou un nouveau facteur de divisions ? Notre modernit&#233; n'a vaincu ni le besoin de croire, ni (&#8230;)&lt;/p&gt;


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&lt;a href="https://www.serviceproinfo.fr/tribune/" rel="directory"&gt;Tribune&lt;/a&gt;

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		</description>


 <content:encoded>&lt;img src='https://www.serviceproinfo.fr/local/cache-vignettes/L150xH84/arton208-0e003.jpg?1776832746' class='spip_logo spip_logo_right' width='150' height='84' alt=&#034;&#034; /&gt;
		&lt;div class='rss_chapo'&gt;&lt;p&gt;Le th&#233;ologien Laurent Stalla-Bourdillon regrette que les religions soient devenues davantage des marqueurs identitaires que de v&#233;ritables ressources spirituelles. Il d&#233;fend pourtant l'importance de la r&#233;flexion sur la religion et la foi dans un monde en souffrance.&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;Redout&#233;es par les uns, choy&#233;es par les autres, prises dans les turbulences du monde, les religions seront-elles en 2024 un agent d'unit&#233; ou un nouveau facteur de divisions ? Notre modernit&#233; n'a vaincu ni le besoin de croire, ni celui de donner du sens &#224; l'existence. M&#234;me les intelligences artificielles g&#233;n&#233;ratives sont entra&#238;n&#233;es sur les sujets religieux et r&#233;pondent &#224; toutes sortes de questions. Mais les IA n'ont ni vie, ni esprit. Elles ne peuvent rien pour ce que chacun doit accomplir dans sa propre vie sans pouvoir le d&#233;l&#233;guer &#224; quiconque.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;D'un point de vue anthropologique, les religions traduisent cette part d'inconnu dans l'existence, qu'aucune pens&#233;e humaine ne saurait expliquer. Elles sont le rappel constant que &#171; l'homme passe infiniment l'homme &#187;, comme le disait Blaise Pascal. L'id&#233;e de &#171; Dieu &#187; affirme la permanence d'un inconnaissable pour les cr&#233;atures intelligentes que nous sommes. Cette ignorance appara&#238;t souvent comme une tare insupportable et humiliante.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Si au XXe si&#232;cle la tentative d'&#233;liminer Dieu de l'horizon de la pens&#233;e a permis de se penser autor&#233;f&#233;rent, l'&#233;limination de la soif de sens &#8211; de la qu&#234;te de transcendance &#8211; semble la tentative du XXIe si&#232;cle : rendre l'&#234;tre humain parfaitement transparent &#224; lui-m&#234;me et le faire renoncer &#224; la qu&#234;te de cette v&#233;rit&#233; qui le d&#233;passe. Seul un &#233;merveillement assume ce d&#233;passement.&lt;/p&gt;
&lt;h2 class=&#034;spip&#034;&gt;D&#233;livrer les religions de leurs contrefa&#231;ons&lt;/h2&gt;
&lt;p&gt;D'un point de vue politique, les religions participent &#224; la gouvernance des peuples. Des r&#233;gimes autocratiques le savent, qui trouvent dans la religion un adjuvant tr&#232;s puissant &#224; leur politique. H&#233;las, bien des conflits ont des pr&#233;textes religieux, justifiant la volont&#233; de domination. Invoquer la volont&#233; du ciel pour l'imposer produit souvent le chaos sur la terre. D&#232;s lors, bon nombre de nos contemporains voient dans les religions des fl&#233;aux et des causes de guerre. Ils s'en d&#233;tournent avec raison. D&#233;livrer les religions de leurs contrefa&#231;ons demeure une t&#226;che jamais achev&#233;e. Renoncer aux religions ne rend pas plus fort pour autant, mais plus fragile au contraire tant la foi convoque la raison, et la raison stimule la foi.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Depuis plusieurs ann&#233;es, nous voyons que la mondialisation &#233;conomique et technologique ne suscite pas une humanit&#233; plus unie. Les technologies rapprochent mais ne rendent pas fr&#232;res. Qui pourra aider l'humanit&#233; &#224; penser son unit&#233; ? Cette voie vers l'unit&#233; est seule en mesure de lib&#233;rer l'humanit&#233; de l'absurdit&#233; de ses guerres. Le pape Fran&#231;ois exhorte sans rel&#226;che &#224; d&#233;couvrir dans l'amiti&#233; et la fraternit&#233; la r&#233;ponse &#224; cette &#171; troisi&#232;me guerre mondiale en morceaux &#187;. L'humanit&#233; est clairement au d&#233;fi de son unit&#233;, et doit imp&#233;rativement en d&#233;couvrir la cl&#233; afin que les trag&#233;dies de son histoire ne se r&#233;p&#232;tent pas. C'est notre v&#339;u le plus cher pour 2024 !&lt;/p&gt;
&lt;h2 class=&#034;spip&#034;&gt;Des marqueurs identitaires&lt;/h2&gt;
&lt;p&gt;Les appartenances religieuses sont devenues des marqueurs identitaires plus que des ressources intellectuelles et spirituelles. Loin de leur fonction de relier et d'unifier par la qu&#234;te et l'&#233;coute de la v&#233;rit&#233;, elles servent politiquement de force excluante. En Russie, en Inde, en Turquie, en Chine, le r&#233;f&#233;rentiel religieux dope les discours nationalistes et patriotiques. On ne sauvera pas les religions en les abandonnant &#224; ceux qui les corrompent, ni en se r&#233;fugiant dans de nouvelles spiritualit&#233;s individuelles et sans cadre institutionnel.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Face &#224; de nouvelles tyrannies politico-religieuses, l'effort commun doit porter sur la v&#233;rit&#233; de la nature humaine. Les sciences ont r&#233;alis&#233; d'immenses progr&#232;s dans l'ordre des connaissances sur le vivant. Les religions doivent s'en inspirer afin de contempler la sagesse qui en est le principe. Cette sagesse a, pour les chr&#233;tiens, le visage de J&#233;sus, le visage de l'amour du Christ. L'effacement du christianisme en Europe le soustrait paradoxalement et providentiellement au jeu des rapports de force. Il n'est pas &#8211; et ne doit plus chercher &#224; &#234;tre &#8211; une religion de domination, mais de service. S'il entrait dans le jeu mim&#233;tique des conqu&#233;rants, il se d&#233;naturerait compl&#232;tement.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Or, son v&#233;ritable progr&#232;s l'a conduit &#224; honorer par-dessus tout les consciences, gageant qu'elles sont le lieu de la manifestation de Dieu &#224; sa cr&#233;ature humaine. Le christianisme n'a pas un triomphe comme objectif mais la manifestation de la v&#233;rit&#233; qui se d&#233;voile par la seule force de la v&#233;rit&#233; elle-m&#234;me. Les chr&#233;tiens n'ont que l'amour comme langue universelle pour transformer ce monde et le rendre respirable. &#171; Le chr&#233;tien, ce n'est pas celui qui n'est pas musulman, qui n'est pas juif, shinto&#239;ste, hindouiste&#8230; Le chr&#233;tien est celui qui n'est qu'un amour, en lequel vit l'amour et n'aborde les autres que comme amour, en suscitant en eux un nouvel amour. &#187; Pour un chr&#233;tien, expliquait encore Maurice Zundel (1897-1975), &#171; le bien, ce n'est pas quelque chose &#224; faire, mais quelqu'un &#224; aimer &#187;.&lt;/p&gt;
&lt;h2 class=&#034;spip&#034;&gt;Renforcer l'imp&#233;ratif chr&#233;tien&lt;/h2&gt;
&lt;p&gt;Les tensions religieuses que l'on observe dans le monde ne font que renforcer l'imp&#233;ratif chr&#233;tien. L'imp&#233;ratif de d&#233;noncer les contrefa&#231;ons politiques des religions. Les chr&#233;tiens ne doivent pas tant chercher &#224; conqu&#233;rir qu'&#224; accomplir leur humanit&#233;, encore largement inachev&#233;e. C'est vers l'unit&#233; de l'unique famille humaine que le christianisme se propose de tendre de toutes ses forces. L'humanit&#233; ne peut s'autod&#233;livrer du mal qui la ronge. Elle ne peut cr&#233;er une humanit&#233; nouvelle ni techniquement, ni ethniquement, ni religieusement. Elle doit se laisser aimer et se d&#233;couvrir &#224; partir d'un regard qui ne vient pas d'elle : le regard du Christ.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;L'Europe, qui a vu le christianisme donner ses plus beaux fruits, doit &#224; pr&#233;sent retrouver des ma&#238;tres spirituels qui vivent dans la lumi&#232;re de ce regard. L'Europe, nous le voyons bien &#224; l'heure de dire adieu &#224; Jacques Delors, cherche confus&#233;ment &#224; t&#233;moigner de cette unit&#233;, qu'elle a re&#231;ue dans le Christ. L'Europe, avec la France et les nations qui la composent, porte au b&#233;n&#233;fice de tous la conscience qu'une capacit&#233; universelle d'aimer a &#233;t&#233; d&#233;pos&#233;e en tout &#234;tre humain. Cette attitude d'ouverture sur l'au-del&#224; de soi peut vaincre la d&#233;tresse de vivre dans un monde ferm&#233;. Elle est le plus beau et le plus urgent service que les religions peuvent relever ensemble.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Que cette nouvelle ann&#233;e 2024, qui verra les &#233;lections europ&#233;ennes, la r&#233;ouverture de Notre-Dame de Paris et la pr&#233;paration du Jubil&#233; de 2025, soit une ann&#233;e o&#249; triomphent la paix et l'unit&#233;, qu'elle soit donc l'ann&#233;e d'un grand sursaut spirituel !&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		
		</content:encoded>


		

	</item>



 <item xml:lang="fr">
		<title>Fran&#231;ois &#224; Marseille : &#171; On ne peut pas r&#233;duire la parole du pape &#224; celle d'un responsable politique &#187;</title>
		<link>https://www.serviceproinfo.fr/tribune/article/francois-a-marseille-on-ne-peut-pas-reduire-la-parole-du-pape-a-celle-d-un</link>
		<guid isPermaLink="true">https://www.serviceproinfo.fr/tribune/article/francois-a-marseille-on-ne-peut-pas-reduire-la-parole-du-pape-a-celle-d-un</guid>
		<dc:date>2023-09-19T18:00:00Z</dc:date>
		<dc:format>text/html</dc:format>
		<dc:language>fr</dc:language>
		 <dc:creator>P&#232;re Laurent Stalla-Bourdillon</dc:creator>
		


		<dc:subject>le Saint-Si&#232;ge aux m&#233;dias</dc:subject>
		<dc:subject>m&#233;dias et repr&#233;sentation religieuse</dc:subject>

		<description>
&lt;p&gt;Pour Laurent Stalla-Bourdillon, enseignant au Coll&#232;ge des Bernardins, le pape Fran&#231;ois, qui insiste sur la dimension de solidarit&#233; et d'unit&#233; qui doit l'emporter en M&#233;diterran&#233;e, ne se situe pas sur un plan uniquement politique, mais aussi proph&#233;tique. &lt;br class='autobr' /&gt; &#192; quelques jours de la venue du pape Fran&#231;ois &#224; Marseille, pour l'Assembl&#233;e des &#233;v&#234;ques de la M&#233;diterran&#233;e, il est bon de rappeler qui est le pape afin d'&#233;viter l'&#233;cueil de commentaires &#224; la tonalit&#233; seulement politique, voire politicienne. (&#8230;)&lt;/p&gt;


-
&lt;a href="https://www.serviceproinfo.fr/tribune/" rel="directory"&gt;Tribune&lt;/a&gt;

/ 
&lt;a href="https://www.serviceproinfo.fr/mot/le-saint-siege-aux-medias" rel="tag"&gt;le Saint-Si&#232;ge aux m&#233;dias&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="https://www.serviceproinfo.fr/mot/medias-et-representation-religieuse" rel="tag"&gt;m&#233;dias et repr&#233;sentation religieuse&lt;/a&gt;

		</description>


 <content:encoded>&lt;img src='https://www.serviceproinfo.fr/local/cache-vignettes/L150xH84/arton190-2939c.jpg?1776832746' class='spip_logo spip_logo_right' width='150' height='84' alt=&#034;&#034; /&gt;
		&lt;div class='rss_chapo'&gt;&lt;p&gt;Pour Laurent Stalla-Bourdillon, enseignant au Coll&#232;ge des Bernardins, le pape Fran&#231;ois, qui insiste sur la dimension de solidarit&#233; et d'unit&#233; qui doit l'emporter en M&#233;diterran&#233;e, ne se situe pas sur un plan uniquement politique, mais aussi proph&#233;tique.&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;&#192; quelques jours de la venue du pape Fran&#231;ois &#224; Marseille, pour l'Assembl&#233;e des &#233;v&#234;ques de la M&#233;diterran&#233;e, il est bon de rappeler qui est le pape afin d'&#233;viter l'&#233;cueil de commentaires &#224; la tonalit&#233; seulement politique, voire politicienne. Face aux crises migratoires, &#233;conomiques et &#233;cologiques, les politiques men&#233;es par les &#201;tats montrent leurs impuissances.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;La voix du pape Fran&#231;ois sugg&#233;rant des dispositions est souvent prise pour celle d'un responsable politique parmi les autres. Il n'en est rien. Sa parole critique et proph&#233;tique n'est pas un programme, mais un appel. Sa vision des d&#233;fis &#224; relever ne saurait contraindre quiconque. Elle &#233;veille la conscience &#224; ce qu'on ne voudrait pas voir, ni comprendre. Si sa libert&#233; de parole est jug&#233;e aga&#231;ante, utopique, voire dangereuse, c'est qu'elle est re&#231;ue sur le seul mode de la mise en pratique, et non au niveau de la r&#233;flexion &#233;thique.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;La M&#233;diterran&#233;e matrice d'unit&#233;&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Ce qui rel&#232;ve des seules autorit&#233;s politiques &#224; court terme ne disqualifie pas pour autant une approche r&#233;solument novatrice et audacieuse &#224; long terme. La pr&#233;sence du pape &#224; Marseille peut d&#233;j&#224; se comprendre &#224; la lumi&#232;re des paroles prononc&#233;es &#224; l'occasion de sa venue &#224; Lisbonne au Portugal en ao&#251;t 2023.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Il disait : &#171; Nous savons aujourd'hui que les grandes questions sont mondiales, alors que nous faisons souvent l'exp&#233;rience de l'inefficacit&#233; &#224; y r&#233;pondre, pr&#233;cis&#233;ment parce que, face aux probl&#232;mes communs, le monde est divis&#233;, ou du moins pas assez uni, incapable d'affronter en commun ce qui met le monde en crise. Il semble que les injustices plan&#233;taires, les guerres, les crises climatiques et migratoires aillent plus vite que la capacit&#233;, et souvent la volont&#233;, de faire face ensemble &#224; ces d&#233;fis. (&#8230;) De l'Europe, la vraie, le monde a besoin : il a besoin de son r&#244;le de b&#226;tisseur de ponts et d'artisan de paix dans sa partie orientale, en M&#233;diterran&#233;e, en Afrique et au Moyen-Orient &#187;&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt; [&lt;a href=&#034;#nb2-1&#034; class=&#034;spip_note&#034; rel=&#034;appendix&#034; title=&#034;Extrait du discours du pape Fran&#231;ois au pr&#233;sident de la R&#233;publique (&#8230;)&#034; id=&#034;nh2-1&#034;&gt;1&lt;/a&gt;]&lt;/span&gt;.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Le pape Fran&#231;ois regarde la M&#233;diterran&#233;e comme une matrice d'unit&#233;. En prenant appui sur ses rivages qui unissent des pays si diff&#233;rents, Fran&#231;ois souhaite rappeler que les divisions ne sont jamais sans effet, et qu'elles deviennent un facteur aggravant des probl&#232;mes qu'il s'agit de r&#233;soudre, car on ne peut les r&#233;soudre qu'ensemble. Les divisions sont le carburant de la mis&#232;re des hommes.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Le pape n'est pas seulement un homme politique&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Fran&#231;ois ajoutait ce qu'il est le seul &#224; oser dire : &#171; La technologie, qui a marqu&#233; le progr&#232;s et globalis&#233; le monde, ne suffit pas &#224; elle seule ; moins encore les armes les plus sophistiqu&#233;es qui ne sont en rien des investissements pour l'avenir, mais qui appauvrissent le v&#233;ritable capital humain, celui de l'&#233;ducation, de la sant&#233;, de la protection sociale. Il est inqui&#233;tant de lire qu'en de nombreux endroits l'on investit continuellement des fonds dans les armes plut&#244;t que dans l'avenir des enfants. &#187;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Le pape Fran&#231;ois est avant tout un responsable religieux au service de la famille humaine, de son unit&#233; et de la fraternit&#233; qu'elle est appel&#233;e &#224; faire na&#238;tre. La r&#233;duction de la parole du pape &#224; la seule dimension d'un responsable politique fait perdre la n&#233;cessaire esp&#233;rance qu'il incarne. Il exhorte &#224; &#171; une bonne politique qui peut &#234;tre g&#233;n&#233;ratrice d'esp&#233;rance (&#8230;), qui peut corriger les d&#233;s&#233;quilibres &#233;conomiques &#187; mais il ne fait pas la politique des &#201;tats &#224; leur place. C'est pr&#233;cis&#233;ment ce jeu de latence entre le discours du pape et la r&#233;ponse des gouvernements que les commentaires m&#233;diatiques ont le plus de mal &#224; saisir.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&#171; Dans le contexte g&#233;n&#233;ral d'une mondialisation qui nous rapproche, ne procurant pas cependant de proximit&#233; fraternelle, nous sommes tous appel&#233;s &#224; cultiver le sens de la communaut&#233;, en commen&#231;ant par la recherche de celui qui habite &#224; c&#244;t&#233;. &#187; La parole du Pape retentit comme un appel. En venant aux Rencontres m&#233;diterran&#233;ennes, fid&#232;le au service de la fraternit&#233;, Fran&#231;ois souhaite que de cimeti&#232;re la M&#233;diterran&#233;e devienne &#171; mer de la fraternit&#233; &#187; ! &#171; Elle sait que le chemin sera long, expliquait Mgr Jean-Marc Aveline&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt; [&lt;a href=&#034;#nb2-2&#034; class=&#034;spip_note&#034; rel=&#034;appendix&#034; id=&#034;nh2-2&#034;&gt;2&lt;/a&gt;]&lt;/span&gt;, mais plus encore qu'un r&#234;ve, c'est son esp&#233;rance. &#187;&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;hr /&gt;
		&lt;div class='rss_notes'&gt;&lt;div id=&#034;nb2-1&#034;&gt;
&lt;p&gt;&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt;[&lt;a href=&#034;#nh2-1&#034; class=&#034;spip_note&#034; title=&#034;Notes 2-1&#034; rev=&#034;appendix&#034;&gt;1&lt;/a&gt;] &lt;/span&gt;Extrait du discours du pape Fran&#231;ois au pr&#233;sident de la R&#233;publique portugaise, S.E.M. Marcelo Rebelo de Sousa, et aux autorit&#233;s civiles et diplomatiques du pays, 2 ao&#251;t 2023.&lt;/p&gt;
&lt;/div&gt;&lt;div id=&#034;nb2-2&#034;&gt;
&lt;p&gt;&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt;[&lt;a href=&#034;#nh2-2&#034; class=&#034;spip_note&#034; title=&#034;Notes 2-2&#034; rev=&#034;appendix&#034;&gt;2&lt;/a&gt;] &lt;/span&gt;&lt;a href=&#034;https://www.vaticannews.va/fr/eglise/news/2023-07/pape-voyage-apostolique-marseille-mediterranne-cardinal-aveline.html&#034; class=&#034;spip_url spip_out auto&#034; rel=&#034;nofollow external&#034;&gt;https://www.vaticannews.va/fr/eglise/news/2023-07/pape-voyage-apostolique-marseille-mediterranne-cardinal-aveline.html&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;
&lt;/div&gt;&lt;/div&gt;
		
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		<title>Fin de vie : &#171; Notre &#233;poque s'engage dans une collaboration coupable avec la mort &#187;</title>
		<link>https://www.serviceproinfo.fr/tribune/article/fin-de-vie-notre-epoque-s-engage-dans-une-collaboration-coupable-avec-la-mort</link>
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		<dc:date>2023-06-14T08:21:49Z</dc:date>
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		<dc:language>fr</dc:language>
		 <dc:creator>P&#232;re Laurent Stalla-Bourdillon</dc:creator>
		


		<dc:subject>m&#233;dia sant&#233; et vie int&#233;rieure</dc:subject>

		<description>
&lt;p&gt;Le p&#232;re Laurent Stalla-Bourdillon, enseignant au Coll&#232;ge des Bernardins, consid&#232;re que la &#171; d&#233;civilisation &#187; se niche dans notre rapport &#224; la mort qui &#233;volue, notamment avec le projet de l&#233;galiser cette forme de consentement &#224; la mort qu'est l'euthanasie. &lt;br class='autobr' /&gt; La pens&#233;e de la mort est la matrice des civilisations. Notre &#233;poque rechigne &#224; admettre cette &#233;vidence, car elle refuse de penser la mort, de s'affronter &#224; elle. Au contraire, elle s'engage sur la voie d'une collaboration coupable avec (&#8230;)&lt;/p&gt;


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&lt;a href="https://www.serviceproinfo.fr/tribune/" rel="directory"&gt;Tribune&lt;/a&gt;

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&lt;a href="https://www.serviceproinfo.fr/mot/media-sante-et-vie-interieure" rel="tag"&gt;m&#233;dia sant&#233; et vie int&#233;rieure&lt;/a&gt;

		</description>


 <content:encoded>&lt;img src='https://www.serviceproinfo.fr/local/cache-vignettes/L150xH84/arton179-e7d3c.jpg?1776832746' class='spip_logo spip_logo_right' width='150' height='84' alt=&#034;&#034; /&gt;
		&lt;div class='rss_chapo'&gt;&lt;p&gt;Le p&#232;re Laurent Stalla-Bourdillon, enseignant au Coll&#232;ge des Bernardins, consid&#232;re que la &#171; d&#233;civilisation &#187; se niche dans notre rapport &#224; la mort qui &#233;volue, notamment avec le projet de l&#233;galiser cette forme de consentement &#224; la mort qu'est l'euthanasie.&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;La pens&#233;e de la mort est la matrice des civilisations. Notre &#233;poque rechigne &#224; admettre cette &#233;vidence, car elle refuse de penser la mort, de s'affronter &#224; elle. Au contraire, elle s'engage sur la voie d'une collaboration coupable avec la mort. Les faits sont l&#224; : toutes les civilisations ont trouv&#233; dans la finitude humaine et le devenir des morts, non le motif d'une r&#233;signation mais celui d'un d&#233;passement, d'un accomplissement de soi.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Une civilisation est toujours une r&#233;ponse collective &#224; l'&#233;nigme de la mort. &#171; Chaque soci&#233;t&#233; doit affronter cette alt&#233;rit&#233; radicale, cette extr&#234;me absence de forme, ce non-&#234;tre par excellence que constitue le ph&#233;nom&#232;ne de la mort. &#187; [1] Il est la pierre angulaire qui tient l'&#233;difice de toute soci&#233;t&#233;.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Nous ne pourrons jamais vaincre la mort&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;D&#232;s lors, le processus de &#171; d&#233;civilisation &#187; tant comment&#233; ces derniers temps apr&#232;s que le Pr&#233;sident de la R&#233;publique l'ait lui-m&#234;me &#233;voqu&#233;, correspond pr&#233;cis&#233;ment &#224; la perte d'une confrontation avec l'&#233;nigme de la mort. Pire encore, notre propre soci&#233;t&#233; envisage de l&#233;galiser cette forme de consentement &#224; la mort qu'est l'euthanasie. Rien n'est plus d&#233;-civilisationnel qu'une soumission &#224; la mort &#224; laquelle nul ne r&#233;siste plus ni en acte, ni en esprit.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Parce que nous savons, sans nous l'avouer, que nous ne pourrons jamais vaincre la mort, nous sommes sur le point de rendre les armes, de lui rendre tout pouvoir. Et puisque la mort doit sceller le destin de toute vie, nous pensons orgueilleusement la priver de cette heure inconnue en choisissant nous-m&#234;mes de nous &#233;liminer. Faisons de son in&#233;luctabilit&#233;, une pr&#233;dictibilit&#233; en d&#233;cidant de sortir, de mourir. N'est-ce pas l'attitude du mauvais perdant, vex&#233; de n'y pouvoir rien faire ? &#171; D&#233;truisons cette existence, c'est au moins ce qu'elle ne pourra pas nous prendre &#187;.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Nous ne voyons pas encore clairement, combien les individus, en se donnant le droit de mort, entra&#238;nent toute leur civilisation dans l'effondrement. S'il n'est ni imm&#233;diat, ni total, il n'est pas moins clairement perceptible. Celui-l&#224; m&#234;me qui constatait et nommait une d&#233;-civilisation, se pr&#233;pare &#224; en intensifier le processus.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Le devenir des morts fa&#231;onne le pr&#233;sent des vivants&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;L'interdit de tuer &#233;tait jusqu'&#224; pr&#233;sent le levier de toutes les civilisations sortant les peuples de la barbarie. L&#224; encore, nombreuses sont les personnes convaincues qu'accorder des droits individuels ne prive personne de sa propre libert&#233;, ignorant qu'il n'y a d'individus que de soci&#233;t&#233;. Or, pr&#233;cis&#233;ment les soci&#233;t&#233;s sont fond&#233;es sur des principes civilisationnels qui prohibent le meurtre.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;La mort n'est pas mieux assum&#233;e parce qu'elle est donn&#233;e, mais parce qu'elle est vaincue dans l'esp&#233;rance. L'au-del&#224; de la mort a fa&#231;onn&#233; les civilisations de l'Indus, d'&#201;gypte et plus proche de nous de l'Europe chr&#233;tienne. Le devenir des morts a toujours fa&#231;onn&#233; et conditionn&#233; le pr&#233;sent des vivants. S'il n'y a plus aucun devenir des morts, l'architecture solidaire des soci&#233;t&#233;s s'effondre dans un chacun pour soi, chacun sa mort &#224; sa convenance, sans aucune conscience des cons&#233;quences r&#233;elles.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;La perte de consid&#233;ration pour le devenir des morts trouve son origine dans la perte de l'&#226;me, comme principe d'immortalit&#233; dans l'homme. C'est donc la perte de l'&#226;me qui se r&#233;v&#232;le le facteur d&#233;-civilisationnel le plus probant. L'&#234;tre humain &#233;tant r&#233;duit &#224; son seul substrat organique, il n'est plus qu'un organisme en sursis. Le mat&#233;rialisme a dig&#233;r&#233; la part invisible de la nature humaine et le salut de l'&#226;me s'est mu&#233; en salut au corps, c'est-&#224;-dire son abandon &#224; la mort.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Un processus de d&#233;-civilisation&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Il est certainement tr&#232;s difficile d'admettre publiquement que des choix politiques et soci&#233;taux sont des facteurs aggravant du processus de d&#233;-civilisation. Il faut le dire pourtant, &#224; temps et &#224; contretemps : il n'y a de civilisation digne de l'homme que de l'ouverture &#224; un au-del&#224; par lequel l'humanit&#233; reconna&#238;t qu'elle est d&#233;pass&#233;e de bout en bout par le myst&#232;re d'une existence qui ne d&#233;pend pas d'elle et ne s'explique pas &#224; la seule lumi&#232;re de la raison humaine.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Chacun peut prendre ou reprendre sa part dans la civilisation de notre soci&#233;t&#233; en acceptant humblement et r&#233;ellement de s'exposer &#224; l'&#233;nigme de la mort, &#224; la question si pr&#233;cieuse pour chacun, du devenir des morts par la permanence de l'&#226;me.&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		
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		<title>Notre-Dame de Paris et l'esp&#233;rance du monde</title>
		<link>https://www.serviceproinfo.fr/tribune/article/notre-dame-de-paris-et-l-esperance-du-monde</link>
		<guid isPermaLink="true">https://www.serviceproinfo.fr/tribune/article/notre-dame-de-paris-et-l-esperance-du-monde</guid>
		<dc:date>2023-04-17T17:40:59Z</dc:date>
		<dc:format>text/html</dc:format>
		<dc:language>fr</dc:language>
		 <dc:creator>P&#232;re Laurent Stalla-Bourdillon</dc:creator>
		


		<dc:subject>&#233;thique, v&#233;rit&#233;, manipulation</dc:subject>
		<dc:subject>m&#233;dias et repr&#233;sentation religieuse</dc:subject>
		<dc:subject>son</dc:subject>

		<description>
&lt;p&gt;Quatre ans apr&#232;s le terrible incendie qui causa la chute de la fl&#232;che de Notre-Dame de Paris et ravagea sa toiture presque mill&#233;naire, le chantier de sa reconstruction progresse vite. Chaque jour pas moins de mille personnes en France oeuvrent &#224; son rel&#232;vement, soit en travaillant directement sur le chantier, soit dans de nombreux ateliers d'artisans donnant le meilleur de leurs talents. Il revient certainement &#224; l'Eglise Catholique et plus particuli&#232;rement &#224; l'archev&#234;que de Paris, qui est (&#8230;)&lt;/p&gt;


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		</description>


 <content:encoded>&lt;img src='https://www.serviceproinfo.fr/local/cache-vignettes/L150xH84/arton171-722db.jpg?1776832746' class='spip_logo spip_logo_right' width='150' height='84' alt=&#034;&#034; /&gt;
		&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;Quatre ans apr&#232;s le terrible incendie qui causa la chute de la fl&#232;che de Notre-Dame de Paris et ravagea sa toiture presque mill&#233;naire, le chantier de sa reconstruction progresse vite. &lt;br class='autobr' /&gt;
Chaque jour pas moins de mille personnes en France oeuvrent &#224; son rel&#232;vement, soit en travaillant directement sur le chantier, soit dans de nombreux ateliers d'artisans donnant le meilleur de leurs talents. &lt;br class='autobr' /&gt;
Il revient certainement &#224; l'Eglise Catholique et plus particuli&#232;rement &#224; l'archev&#234;que de Paris, qui est l'affectataire de la Cath&#233;drale, propri&#233;t&#233; de l'Etat fran&#231;ais, de dire &#224; quoi travaillent r&#233;ellement tous ces artisans. La cath&#232;dre est le nom du si&#232;ge d'o&#249; l'&#233;v&#234;que pr&#233;side la liturgie. Chacun sait combien les liens entre la culture contemporaine et le catholicisme se sont distendus. Il s'agit alors de redire le message dont cette cath&#233;drale est le t&#233;moin.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;C'est &#224; Notre-Dame de Paris que je fus ordonn&#233; pr&#234;tre le samedi 26 juin 1999 par l'archev&#234;que d'alors, le cardinal Jean-Marie Lustiger. Pour un pr&#234;tre, la cath&#233;drale de son dioc&#232;se est le lieu de sa naissance. C'est un lieu o&#249; l'on revient chaque ann&#233;e. Aussi, je voudrais vous partager ce que repr&#233;sente pour moi Notre-Dame de Paris et ce qu'emporte sa reconstruction. Car, au fond qu'avons-nous, nous catholiques, &#224; dire qui puisse permettre &#224; toute personne de comprendre ce dont Notre-Dame est le signe ? Je vois trois aspects qui sont autant de perspectives du rayonnement de Notre-Dame de Paris.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;La premi&#232;re, c'est que si Notre-Dame a pu &#224; ce point toucher le c&#339;ur de tant de personnes au soir du 15 avril 2019, des personnes de toutes confessions et m&#234;me sans affiliation religieuse particuli&#232;re, c'est que cet &#233;difice, c'est-&#224;-dire ce temple, est le signe visible d'une r&#233;alit&#233; invisible. C'est-&#224;-dire que la cath&#233;drale est la r&#233;plique visible de cet espace invisible qui se trouve &#224; l'intime de chaque personne. C'est qu'en effet, il y a en chacun un sanctuaire. Toute personne porte en elle un espace sacr&#233;. Si bien que lorsque nous voyons son signe visible &#8211; ce qui le signifie &#224; l'ext&#233;rieur &#8211; flamber, tout le monde per&#231;oit que quelque chose s'effondre en soi. &lt;br class='autobr' /&gt;
Ainsi donc l'impression que quelque chose de dramatique se produisait &#233;tait dramatique pour tout le monde parce que, encore une fois, il y a une relation &#233;troite entre l'&#233;dification d'un sanctuaire visible dans le paysage urbain et ce dont il t&#233;moigne, ce que nous portons tous &#224; l'intime de nous-m&#234;mes. Il y a donc l&#224; quelque chose qui me permet de dire que le tout premier enjeu du rel&#232;vement de Notre Dame de Paris, est de ramener &#224; la vie int&#233;rieure de tout un chacun. Tout &#234;tre humain vit depuis l'int&#233;rieur de lui-m&#234;me.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;La deuxi&#232;me perspective consiste &#224; rappeler que Notre-Dame est le nom d'une personne, une dame. La cath&#233;drale Notre-Dame de Paris &#233;voque la Vierge Marie. Marie est la m&#232;re du Christ. Au fond &#224; l'image de la m&#232;re du Christ, la cath&#233;drale t&#233;moigne de Celui qui porte &#224; tous les hommes la lumi&#232;re de la Vie v&#233;ritable. C'est ce que dit la foi chr&#233;tienne pour ceux qui en vivent. La cath&#233;drale t&#233;moigne d'une maternit&#233;, d'une vie nouvelle donn&#233;e que les catholiques appellent la vie de la gr&#226;ce.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Enfin la troisi&#232;me perspective consiste &#224; permettre qu'&#224; l'avenir, Notre-Dame soit d'un point de vue mondial, le lieu ou le signe, le t&#233;moin de la consolation des hommes. Compte tenu du contexte international actuel, des tensions et des angoisses que vivent tant de personnes dans le monde, il faut que Notre-Dame de Paris relev&#233;e de son &#233;preuve, devienne le signe et le t&#233;moin visible d'une esp&#233;rance qui donne de la consolation au c&#339;ur des hommes. L'humanit&#233; au XXI&#232;me si&#232;cle est au d&#233;fi de son unit&#233;. Chacun le voit bien tous les jours. Qui permettra &#224; ceux qui peinent de recevoir de la consolation ? D&#232;s lors, si pour les chr&#233;tiens la consolation vient du Christ Dieu, et si cette consolation est venue par Marie, alors, la cath&#233;drale doit &#234;tre un lieu de consolation pour tous. Il s'agit de pouvoir se partager cette esp&#233;rance : oui il y a une ressource qui nous permet de continuer &#224; avancer tous ensemble.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Voil&#224; trois perspectives qui permettront &#224; tous les artisans et acteurs du chantier qui travaillent &#224; relever Notre-Dame de Paris, de savoir qu'ils participent d'une &#339;uvre spirituelle indispensable. Ils restaurent une cath&#233;drale que tous regarderont et aussi une cath&#233;drale qui les regardera tous d'o&#249; qu'ils viennent dans le monde. Elle porte un regard bienveillant sur chacun de ceux qui voudront bien y entrer et la visiter.&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		
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		<title>L'euthanasie : la propagande d'une humanit&#233; sans esprit </title>
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		 <dc:creator>P&#232;re Laurent Stalla-Bourdillon</dc:creator>
		


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		<dc:subject>m&#233;dia sant&#233; et vie int&#233;rieure</dc:subject>
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&lt;p&gt;Les travaux de la commission de l'Assembl&#233;e nationale furent habilement centr&#233;s sur l'&#233;valuation de la Loi Cleys-L&#233;onetti, pour en relever les insuffisances. Ceux de la convention citoyenne devaient recueillir les attentes des Fran&#231;ais. La volont&#233; du gouvernement de l&#233;galiser l'euthanasie ou par d&#233;faut le suicide assist&#233; n'en sera que confort&#233;e. En prenant de la hauteur, il est facile de comprendre que cette nouvelle disruption anthropologique est une mani&#232;re de vendre &#224; l'opinion (&#8230;)&lt;/p&gt;


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 <content:encoded>&lt;img src='https://www.serviceproinfo.fr/local/cache-vignettes/L150xH84/arton166-8687c.jpg?1776832746' class='spip_logo spip_logo_right' width='150' height='84' alt=&#034;&#034; /&gt;
		&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;Les travaux de la commission de l'Assembl&#233;e nationale furent habilement centr&#233;s sur l'&#233;valuation de la Loi Cleys-L&#233;onetti, pour en relever les insuffisances. Ceux de la convention citoyenne devaient recueillir les attentes des Fran&#231;ais. La volont&#233; du gouvernement de l&#233;galiser l'euthanasie ou par d&#233;faut le suicide assist&#233; n'en sera que confort&#233;e. En prenant de la hauteur, il est facile de comprendre que cette nouvelle disruption anthropologique est une mani&#232;re de vendre &#224; l'opinion l'assurance qu'il n'y a rien apr&#232;s la mort. Il s'agit de lui faire avaler qu'il n'y aurait plus rien de notre vie apr&#232;s la mort, ce qui autorise que chacun soit libre de son d&#233;crochage de ce monde. Cette vision des choses contient en r&#233;alit&#233; une audacieuse profession de foi ultra-mat&#233;rialiste et nihiliste. Il n'y aurait donc rien de la vie apr&#232;s la mort ? Non rien qui justifie qu'on ne puisse d&#233;cider de l'heure de sa propre mort. Rien &#224; attendre, rien &#224; esp&#233;rer, pas d'incidence sur notre destin&#233;e&#8230; &#224; rebours de ce croyaient les hommes depuis des si&#232;cles : avec la mort, une vie allait aussi commencer !&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Qu'on ne s'y trompe pas : tout projet politique sous-tend une conception de l'&#234;tre humain. La loi sur l'euthanasie n'est qu'une nouvelle mani&#232;re d'imposer &#224; l'ensemble de la soci&#233;t&#233; une d&#233;finition &#233;triqu&#233;e de la personne humaine, une vision de la vie r&#233;duite &#224; sa biologie ! L'euthanasie tant souhait&#233;e nous dit-on, &#224; force de sondages au m&#233;pris de l'avis des soignants, est l'objet transitionnel qui lib&#232;re de soi-m&#234;me, gage d'une supr&#234;me autonomie enfin conquise. C'est la grossi&#232;re propagande d'une humanit&#233; sans esprit, donc sans avenir dans la mort. On voudrait donc vous faire croire que vous pouvez quitter ce monde &#224; votre convenance, qu'il n'y aura de compte &#224; rendre &#224; personne&#8230; On vous trompe. La mort n'arr&#234;te pas la vie. Elle la transforme seulement et ce, &#224; partir du regard que nous aurons port&#233; sur elle. L'&#234;tre humain est bien plus qu'un organisme biologique. Sa sp&#233;cificit&#233;, quoi que peut discernable &#224; l'&#339;il nu, se d&#233;couvre pr&#233;cis&#233;ment dans sa capacit&#233; de penser et de concevoir du sens. Ce sens n'est jamais pr&#233;-donn&#233;, et devient constitutif de notre &#234;tre. Oui, l'&#234;tre humain se met lui-m&#234;me au monde par sa pens&#233;e. Cette pens&#233;e est irr&#233;ductible &#224; son organisme biologique. C'est cela pr&#233;cis&#233;ment que vient contester l'euthanasie et le suicide assist&#233;. Ces propositions l&#233;gislatives sont la traduction dans la loi d'une &#233;pouvantable n&#233;gation de la transcendance dans l'homme, de sa permanence et finalement de sa vocation divine. C'est cette transcendance qui a fa&#231;onn&#233; les civilisations, et sa disparition dans nos soci&#233;t&#233;s ath&#233;es pr&#233;parent naturellement leur effondrement. L&#224; o&#249; il n'y a plus d'esprit, il n'y a plus d'humanit&#233;. Car l'humanit&#233; n'existe qu'en tant qu'elle demeure une &#233;nigme pour elle-m&#234;me ! Elle cesse d'&#234;tre &#171; l'&#339;uvre de l'esprit divin &#187; si l'homme pr&#233;tend en avoir une connaissance parfaite et exhaustive. La vie comme la mort ne sont pas au pouvoir de l'homme. La vie comme la mort exc&#232;dent le pouvoir et la connaissance des hommes. Quiconque pr&#233;tend pouvoir s'emparer de la mort d&#233;truit aussi la vie. Qui voudrait s'emparer de la vie s'auto-condamne &#224; mort par son ignorance ignor&#233;e ou par son illusoire connaissance de lui-m&#234;me. La sagesse biblique n'est h&#233;las plus re&#231;ue dans notre pays. Elle ne dit pas autre chose que ces r&#233;alit&#233;s essentielles et fondatrices d&#232;s ses premi&#232;res pages.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;La propagande, fin de la neutralit&#233; de l'Etat&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;La parole politique emporte, plus que nous le pensons, une philosophie de l'Homme qui d'une certaine mani&#232;re doit s'imposer &#224; la pens&#233;e commune ; elle est massivement port&#233;e dans la sph&#232;re m&#233;diatique dont nous savons la puissance de diffusion gr&#226;ce aux technologies du num&#233;rique. Les lois de bio&#233;thique et les lois dites soci&#233;tales ont bien montr&#233; les d&#233;calages qui existaient d&#233;sormais entre les repr&#233;sentations de l'&#234;tre humain. L'&#233;cart s'accroit entre les repr&#233;sentations spirituelles et religieuses et celles port&#233;es par un techno-lib&#233;ralisme qui voit dans l'humain un produit comme les autres. La question devient donc : la non-ing&#233;rence de l'Etat n'est-elle pas devenue une fiction juridique ? Sa neutralit&#233; est-elle encore possible ? Le XX&#232;me si&#232;cle a fait na&#238;tre une nouvelle religion de l'homme, sur son origine et son devenir, avec ses pr&#233;dicateurs et ses nouveaux rituels de sa naissance &#224; sa mort. L'Etat r&#233;v&#232;le son affiliation &#224; cette croyance. Les jeunes g&#233;n&#233;rations moins inhib&#233;es &#224; l'&#233;gard des religions, se figurent alors que la la&#239;cit&#233; est en fait le culte d'une religion de l'Homme promu par un Etat ath&#233;e, signe de l'irr&#233;sistible diffusion d'une anthropologie par la veine politique. On gouverne toujours au nom d'une certaine id&#233;e de l'Homme. C'est en cela, je pense, qu'il n'y a pas de neutralit&#233; du politique, car il doit toujours d&#233;cider pour le corps social &#224; l'aune d'une id&#233;e de l'homme et de la soci&#233;t&#233;. Avec l'euthanasie, c'est la la&#239;cit&#233; qui va en prendre un coup. Un upercut qui ne viendra pas des religions. Leur opposition commune &#224; la l&#233;galisation de l'euthanasie fera l'objet d'une d&#233;nonciation en choeur d'une odieuse ing&#233;rence, pour mieux masquer la v&#233;ritable ing&#233;rence de l'Etat dans l'esprit des citoyens.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Un antichristianisme latent mais assum&#233;&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Il nous appartient encore de penser les effets des disruptions anthropologiques induites par les lois soci&#233;tales, avant qu'ils ne nous rattrapent. Il faut sortir d'un humanisme sans transcendance qui n'honore pas l'infini dans l'homme et sombre dans un fatalisme &#233;picurien. Au fond l'&#233;nigme de la mort permet de penser ce qui nous d&#233;passe et non pas ce que l'on pr&#233;tend maitriser sans faille. Il faut, je le crois, rappeler que la politique n'a pas &#224; d&#233;finir ce qu'est la nature de l'Homme ni sa vocation. Elle doit seulement garantir les conditions de son plein d&#233;veloppement. Derri&#232;re les apparences d'un Etat g&#233;n&#233;reux, octroyant toujours plus de droits individuels, il faut savoir d&#233;noncer la vision terrifiante sur l'Homme qu'il porte en promouvant l'euthanasie et le suicid&#233; assist&#233;. Benoit XVI avait lucidement d&#233;crit ce processus. &#171; La pens&#233;e moderne ne veut plus reconna&#238;tre la v&#233;rit&#233; de l'&#234;tre, mais veut prendre le pouvoir sur l'&#234;tre. Elle veut remodeler le monde en fonction de ses propres besoins et d&#233;sirs &#187;. Comment ne pas s'inqui&#233;ter de &#171; la pr&#233;tention dictatoriale d'avoir toujours raison &#187; et de &#171; l'abandon de l'anthropologie chr&#233;tienne et du style de vie qui en d&#233;coule, parce qu'il est jug&#233; pr&#233;-rationnel. (&#8230;) L'intol&#233;rance de cette apparente modernit&#233; contre la foi chr&#233;tienne se pr&#233;sente de mani&#232;re toujours plus autoritaire, visant &#224; atteindre, avec la l&#233;gislation qui en d&#233;coule, l'extinction de ce qui est chr&#233;tien par essence. &#187;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&#171; Comment vivre, sans un inconnu devant soi &#187; disait le po&#232;te Ren&#233; Char. Ce dernier n'&#233;tait pas croyant, mais &#233;non&#231;ait l&#224; un principe fondamental qu'avait d&#233;j&#224; formul&#233; Blaise Pascal : &#171; l'homme passe infiniment l'homme &#187;. Notre ch&#232;re la&#239;cit&#233; n'a d'avenir que si le questionnement sur la nature humaine n'est pas interdit ou captif mais demeure une question ouverte et partag&#233;e.&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		
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		<title>&#171; L'architecture technologique num&#233;rique n'est qu'une facette de la tentative d'op&#233;rer un contr&#244;le total des individus &#187;</title>
		<link>https://www.serviceproinfo.fr/tribune/article/l-architecture-technologique-numerique-n-est-qu-une-facette-de-la-tentative-d</link>
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		 <dc:creator>P&#232;re Laurent Stalla-Bourdillon</dc:creator>
		


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		<dc:subject>&#233;thique, v&#233;rit&#233;, manipulation</dc:subject>
		<dc:subject>son</dc:subject>

		<description>
&lt;p&gt;Lorsqu'un ballon chinois survole le territoire am&#233;ricain et qu'il est d&#233;truit, il est ais&#233; de comprendre &#224; travers cet &#233;pisode anecdotique, que l'humanit&#233; est entr&#233;e dans une p&#233;riode de son histoire o&#249; elle fait face &#224; l'&#233;troitesse et aux limites. L'amplitude du monde s'est r&#233;tract&#233;e &#224; la taille d'un village plan&#233;taire, puis &#224; celle d'une maison commune qui br&#251;le, et &#224; pr&#233;sent &#224; l'espace de la chambre individuelle menac&#233;e par l'observation permanente du voisin si proche... &lt;br class='autobr' /&gt;
&#201;troitesse de (&#8230;)&lt;/p&gt;


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 <content:encoded>&lt;img src='https://www.serviceproinfo.fr/local/cache-vignettes/L150xH84/arton162-c365a.jpg?1776832746' class='spip_logo spip_logo_right' width='150' height='84' alt=&#034;&#034; /&gt;
		&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;Lorsqu'un ballon chinois survole le territoire am&#233;ricain et qu'il est d&#233;truit, il est ais&#233; de comprendre &#224; travers cet &#233;pisode anecdotique, que l'humanit&#233; est entr&#233;e dans une p&#233;riode de son histoire o&#249; elle fait face &#224; l'&#233;troitesse et aux limites. L'amplitude du monde s'est r&#233;tract&#233;e &#224; la taille d'un village plan&#233;taire, puis &#224; celle d'une maison commune qui br&#251;le, et &#224; pr&#233;sent &#224; l'espace de la chambre individuelle menac&#233;e par l'observation permanente du voisin si proche...&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&#201;troitesse de l'espace terrestre o&#249; vivent 8 milliards de personnes, et limites des ressources, r&#233;sistances aux partages, divergences des visions du monde et de l'histoire elle-m&#234;me : comment vivre ensemble ? &lt;br class='autobr' /&gt;
Nous sommes entr&#233;s dans l'&#232;re des contraintes apr&#232;s avoir voulu croire &#224; l'&#232;re des possibles, de tous les possibles. La modernit&#233; a sem&#233; dans les esprits, le germe du d&#233;passement et de la toute-puissance de l'humanit&#233; sur son environnement, sur les personnes, sur les esprits et les corps. Elle se heurte cependant &#224; l'impossible maitrise des libert&#233;s humaines. Toute l'architecture technologique num&#233;rique n'est qu'une facette de l'ultime tentative d'op&#233;rer un contr&#244;le total des individus et de leurs pens&#233;es. La contrainte naturelle du monde r&#233;el se double de la contrainte technique du monde virtuel. Il s'en suit un profond sentiment d'asphyxie dans les soci&#233;t&#233;s qui ne respirent plus. L'enfermement dans les limites du monde et l'enfermement par la camisole technologique va in&#233;vitablement produire un effondrement et une d&#233;flagration. Effondrement psychique d'une part et d&#233;flagration physique d'autre part.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;L'effondrement psychique vient de la perte de la conscience de soi. Etre soi suppose d'&#234;tre pour. Or, nous ne savons plus pour quoi, ni m&#234;me pour qui nous vivons. Les soci&#233;t&#233;s marqu&#233;es par la religion chr&#233;tienne savaient et enseignaient que l'on vivait pour accomplir son existence en devenir, et que l'on vivait pour Dieu en s'inscrivant dans le jeu des relations sociales empruntes de d&#233;vouement et de don de soi. Chacun s'y essayait conscient que le meilleur de chacun est toujours &#224; venir. Le vocabulaire chr&#233;tien parlait de sanctification. La perspective s'est &#233;vanouie avec le passage d'une am&#233;lioration int&#233;rieure (celle de l'&#226;me) &#224; l'am&#233;lioration ext&#233;rieure (celle de la vie sociale). Le XX&#232;me si&#232;cle a &#233;t&#233; un si&#232;cle de projection &#224; l'ext&#233;rieur de soi, d'une colonisation des espaces pour y d&#233;ployer des activit&#233;s, des productions. La question du sens ultime et plus profond de l'existence avait perdu de sa pertinence. C'est sur ce fond d'absence de vie int&#233;rieure que la crise actuelle nous saisit.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;La d&#233;flagration physique est rendue in&#233;vitable du fait du manque de ressorts spirituels internes qui servent normalement de garde-fous. Les moyens techniques d&#233;velopp&#233;s depuis 1950 tant dans le domaine des sciences m&#233;dicales, de l'industrie, de l'&#233;nergie et maintenant des nouvelles technologies num&#233;riques, peuvent entra&#238;ner des perturbations massives et rapides dans tous ces domaines &#224; l'&#233;chelle de la plan&#232;te. L'incapacit&#233; des Etats &#224; hisser leurs peuples &#224; la conscience d'une nouvelle fraternit&#233; seule capable de pr&#233;server l'unit&#233; de la famille humaine est l'ultime d&#233;faillance qui nourrit l'inimiti&#233; plut&#244;t que l'amiti&#233; entre les nations. Les incertitudes coupl&#233;es &#224; l'ignorance nourrissent les peurs qui g&#233;n&#232;rent elles-m&#234;mes de la violence. La d&#233;flagration a d&#233;j&#224; &#233;t&#233; celle de la pand&#233;mie de coronavirus, &#224; laquelle succ&#232;de une nouvelle course aux armements, sans parler de l'instabilit&#233; des syst&#232;mes financiers. Les causes de potentielles conflictualit&#233;s ont atteint un nombre si important de domaines et essaim&#233; en tant d'endroits du monde, que le moindre mouvement de l'un peut entrainer tous les autres en cascade. Ce monde n'est donc vivable pour les hommes que parce qu'ils le rendent eux-m&#234;mes humain. Ce monde est respirable pour l'humanit&#233; &#224; condition qu'elle sache y trouver sa source d'inspiration : l'amour. Ce monde n'est humain qu'&#224; raison de l'amour qu'on y engage. Si l'humanit&#233; ne se reconna&#238;t pas la mission de faire para&#238;tre l'amour sur la terre, elle se perd dans des conqu&#234;tes st&#233;rilisantes. Elle semble ne pas encore en avoir pris la mesure et la n&#233;cessit&#233; pour sa propre survie. Elle se plait dans ses conqu&#234;tes, ses d&#233;couvertes et ses inventions &#233;poustouflantes. Mais elle est en train de s'essouffler et de perdre go&#251;t &#224; l'existence. La saveur de la vie se trouve ailleurs.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Les dirigeants internationaux n'ont pas encore vu &#224; quel point le Pape Fran&#231;ois en publiant la lettre &#171; Tous Fr&#232;res &#187; (Fratelli tutti) a une tr&#232;s vive conscience du d&#233;fi que l'humanit&#233; doit relever en ce XXI&#232;me si&#232;cle : le d&#233;fi de son unit&#233;. Pour pr&#233;server la paix &#224; l'&#232;re de l'&#233;troitesse, il faut avoir discern&#233; dans l'autre qui est soudainement tout proche (songeons aux migrants) un fr&#232;re ou une s&#339;ur, et pour assurer le d&#233;veloppement des peuples &#224; l'&#232;re des limites, il faut avoir d&#233;pass&#233; l'horizon de sa seule existence et avoir int&#233;gr&#233; les conditions d'existence des autres. Autrement dit, il faut avoir int&#233;gr&#233; ce fait que &#171; le tout est sup&#233;rieur &#224; la somme des parties &#187;. L'humanit&#233; ne doit pas abdiquer l'ambition de r&#233;aliser un monde de paix.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;A ce stade de notre histoire, aucune voix ne se fait entendre pour appeler &#224; un r&#233;veil des consciences sur la fraternit&#233;. M&#234;me la cause &#233;cologique n'emporte pas de v&#233;ritable assentiment, signe du primat des int&#233;r&#234;ts individuels. Nous entendons bien davantage le vrombissement d'une &#233;conomie se nourrissant des technologies de la guerre, dans une logique de rivalit&#233; et de domination. Nous voyons des institutions internationales pi&#233;tin&#233;es et impuissantes. Si le pire n'est jamais certain et le meilleur reste toujours possible, il ne survient pas par l'effet du hasard, mais par un effort constant de penser, de discerner l&#224; o&#249; se trouve le bien et la mani&#232;re de l'accomplir. Ainsi, l'&#232;re de l'&#233;troitesse et des limites appelle un saut qualitatif dans la pens&#233;e des leaders, un sursaut spirituel des peuples, un sursaut dans la conscience de chaque personne, seul capable de rendre &#224; la vie du monde la cl&#233; de son unit&#233; : la fraternit&#233;.&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		
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		<title>La force politique du num&#233;rique</title>
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		 <dc:creator>P&#232;re Laurent Stalla-Bourdillon</dc:creator>
		


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		&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;La force politique la plus puissante du si&#232;cle dernier, celle qui a entra&#238;n&#233; le plus de transformations dans la vie des soci&#233;t&#233;s et des individus, fut la science. La science dans ses applications m&#233;dicales, &#233;conomiques et aussi techniques. La science fut, pour le meilleur et pour le pire, l'agent de transformation du monde. Nous essayons encore aujourd'hui &#8211; les COP sur le climat en sont le signe &#8211; de rattraper les effets sur l'environnement du paradigme technocratique qui a dict&#233; le tempo des d&#233;sirs de cro&#238;tre, de ma&#238;triser, de poss&#233;der sans borne. C'&#233;tait l'&#232;re o&#249; se v&#233;rifiait la c&#233;l&#232;bre phrase proph&#233;tique de Rabelais (1494-1553) : &#171; Science sans conscience n'est que ruine de l'&#226;me &#187;. L'&#226;me vit et go&#251;te la transcendance &#224; condition de saisir les limites du monde. Elle d&#233;couvre l'infini qui la constitue &#224; raison du monde fini qui s'offre &#224; son observation. En ayant abus&#233; des tr&#233;sors de la science pour infliger au monde fini ses d&#233;sirs d'infini, l'&#226;me s'est non seulement ruin&#233;e dans ses propres &#233;lans vers l'invisible, mais elle a d&#233;vast&#233; le monde cr&#233;&#233;, incapable d'en discerner l'auteur et son message.&lt;/p&gt;
&lt;blockquote class=&#034;spip&#034;&gt;
&lt;p&gt;&#171; La science comme force politique d'hier est en train de se faire dig&#233;rer par la nouvelle puissance du monde num&#233;rique &#187;&lt;/p&gt;
&lt;/blockquote&gt;
&lt;p&gt;Nous dirons que la Providence veille puisqu'en d&#233;pit de son incapacit&#233; &#224; r&#233;fr&#233;ner ses d&#233;sirs et &#224; s'imposer des limites, et pour que l'humanit&#233; ne meure pas compl&#232;tement sous l'effet de ses pantagru&#233;liques conqu&#234;tes, la voici soudain face &#224; une nouvelle force dans le d&#233;veloppement politique du monde. Un monstre inattendu sorti des entrailles de la science elle-m&#234;me : le num&#233;rique. La science comme force politique d'hier est en train de se faire dig&#233;rer par la nouvelle puissance du monde num&#233;rique. La puissance politique du num&#233;rique nous appara&#238;t avec une violence qui laisse interdit, bouche b&#233;e ! Cette nouvelle puissance vient nous couper le souffle, au sens propre comme au sens figur&#233;. La voix digitale se r&#233;pand dans le monde, elle habite les espaces d'interlocutions humaines et les contamine peu &#224; peu. Qui parle ? Des machines se sont invit&#233;es dans les d&#233;bats. La pens&#233;e malade des hommes est chahut&#233;e par les calculs des machines. Le num&#233;rique est un prodige n&#233; d'une humanit&#233; qui se cherche en cherchant &#224; r&#233;pliquer un monde, un autre monde, un monde meilleur o&#249; une fois encore, il n'y aura pas de limites &#224; nos d&#233;sirs. Le pouvoir politique du num&#233;rique est en train de s'&#233;tendre &#224; tous les champs de la vie sociale et des individus : dans le domaine m&#233;dical, &#233;ducatif, &#233;conomique, scientifique et bien entendu militaire. L'humanit&#233; semble repartie pour un nouveau tour de man&#232;ge, tant l'hubris des hommes leur tourne la t&#234;te comme un man&#232;ge qui jamais ne s'arr&#234;te.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Il est clair que le monde num&#233;rique est en train non seulement de r&#233;volutionner les soci&#233;t&#233;s, mais aussi de t&#233;moigner &#224; l'humanit&#233; de ce qu'elle devrait absolument se r&#233;approprier et pr&#233;server et que l'univers num&#233;rique ne poss&#232;de pas : la pens&#233;e ! La pens&#233;e est ce par quoi l'humanit&#233; entre vraiment en humanit&#233;. La pens&#233;e est l'infalsifiable privil&#232;ge du genre humain. La pens&#233;e est toujours, si l'on y songe, l'effet d'une inspiration. L'inspiration de l'esprit est la d&#233;clinaison au plan psychique de l'inspiration au plan organique permettant la respiration. Nous avons autant besoin de souffle pour respirer que de souffle pour penser. C'est ce que l'on appelle la dimension &#171; pneumatique &#187; de la vie de l'esprit. En grec, le mot &#171; pneuma &#187; signifie l'air et le souffle. Or l'humanit&#233; s'essouffle dans ses conqu&#234;tes. Elle ne pense plus au sens des r&#233;alit&#233;s. Que doit-elle vraiment conqu&#233;rir ? Qu'y a-t-il d'essentiel ? Elle doit conqu&#233;rir avant tout sa propre capacit&#233; &#224; penser, &#224; concevoir le sens des choses et du monde. Elle doit concevoir et rejoindre la v&#233;rit&#233; du monde. L'&#234;tre humain est mis au monde par ses parents, mais il se met lui-m&#234;me au monde par la pens&#233;e. C'est au moyen de la pens&#233;e humaine que le monde, ses limites et ses richesses prennent sens pour permettre &#224; chacun de s'humaniser. En signe de gratitude envers Rabelais et sans crainte de m'inspirer de lui, il faut reconna&#238;tre que le monde num&#233;rique, comme la science naissante d'hier, nous rappelle que &#171; num&#233;rique sans pneumatique n'est que ruine de la pens&#233;e &#187;. Nul ne sait &#224; ce stade ce que seront demain les d&#233;veloppements du monde num&#233;rique et ses effets politiques sur nos organisations humaines. Mais une chose est certaine : il n'y a pas d'air dans le m&#233;tavers et l'avatar num&#233;rique ne respire pas. La voix digitale ne proc&#232;de d'aucun souffle. Or, c'est par le souffle, par l'insufflation divine, que l'homme fut rendu &#171; &#226;me vivante &#187;. L&#224; encore, ces technologies issues du g&#233;nie humain, le fruit de nos mains, nous annoncent autant qu'elles nous alertent sur cette vitale respiration pour l'humanit&#233; qu'est l'inspiration, c'est-&#224;-dire l'aptitude &#224; penser.&lt;/p&gt;
&lt;blockquote class=&#034;spip&#034;&gt;
&lt;p&gt;&#171; L'humanit&#233; pourra bien s'&#233;manciper du monde r&#233;el, elle ne pourra d&#233;roger &#224; ce qui fait que l'homme est homme : le verbe &#187;&lt;/p&gt;
&lt;/blockquote&gt;
&lt;p&gt;L'humanit&#233; pourra bien s'&#233;manciper du monde r&#233;el vers l'interstellaire ou vers le m&#233;tavers, elle ne pourra d&#233;roger &#224; ce qui, en elle, fait que l'homme est homme : le verbe. Le &#171; verbe oubli&#233; &#187; repr&#233;sente le risque majeur des soci&#233;t&#233;s modernes anesth&#233;si&#233;es par des politiques captives des techniques. R&#233;veiller le &#171; verbe endormi &#187;, soigner le &#171; verbe endolori &#187; et rena&#238;tre &#224; l'humble joie po&#233;tique que le monstre num&#233;rique ne conna&#238;t pas, tel est le chemin sur lequel nous devons nous engager et nous soutenir. Cet effort de pens&#233;e se devrait d'&#234;tre une cause majeure du si&#232;cle engag&#233; pour r&#233;sister aux ali&#233;nations &#233;thiques et politiques qui pointent le bout du museau. C'est bien &#224; un effort de logique que j'appelle. C'est elle, la logique infalsifiable, la belle oubli&#233;e, qui demeure insensible aux mirages scientifiques ou num&#233;riques. C'est elle qui nous garde de nos &#233;garements. C'est elle enfin qui rayonne en toute personne, riche de ce logos par lequel la vie et la v&#233;rit&#233; se pr&#233;servent mutuellement &#8230;&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		
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