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Fratelli Tutti : la dernière lettre du pape François sur la fraternité. #Chapitre3

Dans ce troisième chapitre « PENSER ET GÉRER UN MONDE OUVERT », François veut s’attaquer aux causes structurelles de la pauvreté et des inégalités.

Il propose d’adopter une autre logique, la logique de l’amitié sociale et la fraternité universelle.

Le secret de l’existence humaine se trouve dans la communion. Si bien que la teneur d’une vie humaine se caractérise par l’amour.
« Nous, croyants, nous devons le reconnaître : l’amour passe en premier, ce qui ne doit jamais être mis en danger, c’est l’amour ; le plus grand danger, c’est de ne pas aimer ».

Le pape définit l’amour comme la capacité de concentrer son attention sur l’autre « en l’identifiant avec soi-même » et à rechercher le meilleur pour sa vie.
Un être humain se développe à travers le don de soi aux autres.
Jésus - ayant donné sa vie, et s’étant fait notre frère - affirme :
« Tous vous êtes des frères ». Voilà le chemin de la fraternité.

L’harmonie que François propose ne signifie pas devoir être tous pareils. L’uniformité qui tente d’éliminer les différences et les traditions n’est qu’une unité superficielle ; ce n’est pas l’amour.

François provoque une réaction dans un monde où des groupes s’accrochent à une identité qui les sépare des autres.
De quelle manière vivre le droit à la propriété privée sans le référer au principe de la destination universelle des biens créés ?
L’individualisme ou la somme des intérêts individuels ne peuvent pas créer un monde meilleur pour toute l’humanité. L’individualisme est pour François le virus le plus difficile à vaincre. Son coût social est exorbitant.

Le sommet du chapitre paraît dans cette question : comment faire prévaloir le désir du bien commun sur le bien individuel ?

François propose de définir l’humain comme celui qui sait se transcender au-dessus de son groupe.

Saurons-nous nous transcender nous-mêmes ainsi que notre groupe d’appartenance ?

C’est sur une invitation décisive que s’achève le troisième chapitre : l’invitation à entrer dans une autre logique, accepter le défi de rêver et de penser à une autre humanité.

Bonne lecture.


Père Laurent Stalla-Bourdillon

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