La laïcité a-t-elle un avenir ?

J’aurai le plaisir d’intervenir dans le cadre de la 24e édition du cycle de conférences Droit, Liberté et Foi sur l’avenir de la laïcité.

La neutralité de l’Etat à l’égard des religions doit se réaliser sur le fond et dans la forme.

Dans la forme, l’Etat régule au mieux ses relations avec tous les cultes, adaptant pour chacun ce qu’il estime conforme à la bonne convivance d’un culte dans la vie sociale : avec le CRIF, avec les associations diocésaines, avec le CFCM et la fondation pour l’ISLAM de France, bref, l’Etat régule et la police des cultes est un aspect essentiel de cette neutralité dans la forme. Mais sur le fond, les choses sont plus délicates, car elles sont invisibles. Elles sont de l’ordre des pensées, des représentations mentales, non des pratiques. Or, quelles sont les représentations qui emportent et président aux décisions de l’Etat ? Un régime juridique est toujours sous-tendu par une vision anthropologique. C’est sur ce point que je vais relever la mutation du contexte de la laïcité qui, pour autant qu’il soit finalement largement admis, est par ailleurs très peu évoqué. Il s’agit des mutations des représentations anthropologiques depuis le contexte philosophico-politique de la loi de 1905.

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