"Macron a compris que l’Église n’est pas un parti", confie un prêtre

INVITÉ RTL - Le président de la République est l’invité ce lundi de la Conférence des évêques de France. Le Père Laurent Stalla-Bourdillon y voit l’occasion pour l’Église et les politiques de renouer le contact sur des bases saines.

C’est une soirée inédite : la Conférence des évêques de France (CEF) reçoit lundi 9 avril dans la soirée Emmanuel Macron, signe de la volonté de l’Église catholique de mieux faire entendre sa voix.

Et l’actuel interlocuteur semble être un bon interlocuteur. "Il apparaît que le président de la République manifeste une certaine sensibilité à la question de la vie spirituelle des personnes", confie en effet le Père Laurent Stalla-Bourdillon, directeur du Service pastoral d’études politiques (Spep).

Mais cette rencontre ne manquera cependant pas de provoquer des polémiques dans un pays attaché au principe de laïcité. "Il est normal que ça fasse des débats", abonde l’homme de foi qui est également aumônier de l’Assemblée nationale. Ce dernier plaide pour mettre un terme au "rapport de force" qui s’est insinué entre l’Église est les hommes politiques.

"Je crois qu’Emmanuel Macron a compris que l’Église catholique n’est pas un parti et que les religions ne devaient pas être situées dans l’espace public comme des forces politiques", explique le Père Laurent Stalla-Bourdillon.

Partager cet article